Dessins et photo-graphies

Étude pour la Madone d’Albe

Raphaël
XVIe siècle

Le recto de la feuille montre la composition envisagée dans son ensemble, s’inscrivant dans un cercle. Plusieurs petites études l’entourent. Elles peuvent être rapprochées d’autres peintures, notamment "La Vierge à la chaise" (Florence, Palazzo Pitti) ou "La petite madone Cowper" (Washington, National Gallery). Au verso, Raphaël s’est concentré sur la figure de la Vierge. Mais qui se cache derrière cette femme ?

La grâce de la pose, le modelé du trait et la tonalité de la sanguine – une argile ferrugineuse - utilisée pour l’étude d’après le modèle vivant dissimulent un paradoxe… Le modèle de la Vierge est un jeune homme !

Dans le cas de la "Madone d’Albe", le commanditaire était un membre du clergé, Paolo Giovio, proche du milieu romain. Afin de présenter au commanditaire la composition envisagée, Raphaël réalise des dessins. Les mentalités de l’époque et les règles de l’église ne lui permettant pas de montrer la représentation d’un modèle vivant féminin, il a utilisé un subterfuge comme le faisaient de nombreux peintres de son époque, en faisant poser un homme qu’il féminise ensuite. La morphologie du personnage et sa posture ne sont pas sans rappeler l’art de Michel-Ange.

N° d’inventaire : Pl 456 et Pl 457

Détail :

Raphaël a réalisé des études pour d’autres madones sur la même feuille. Le petit enfant sur le recto en bas à droite est une étude pour la "Madone Bridgewater", conservée à Édimbourg à la National Gallery of Scotland.

Étude pour la Madone d’Albe
Étude pour la Madone d’Albe

Le recto de la feuille montre la composition envisagée dans son ensemble, s’inscrivant dans un cercle. Plusieurs petites études l’entourent. Elles peuvent être rapprochées d’autres peintures, notamment "La Vierge à la chaise" (Florence, Palazzo Pitti) ou "La petite madone Cowper" (Washington, National Gallery). Au verso, Raphaël s’est concentré sur la figure de la Vierge. Mais qui se cache derrière cette femme ?

La grâce de la pose, le modelé du trait et la tonalité de la sanguine – une argile ferrugineuse - utilisée pour l’étude d’après le modèle vivant dissimulent un paradoxe… Le modèle de la Vierge est un jeune homme !

Dans le cas de la "Madone d’Albe", le commanditaire était un membre du clergé, Paolo Giovio, proche du milieu romain. Afin de présenter au commanditaire la composition envisagée, Raphaël réalise des dessins. Les mentalités de l’époque et les règles de l’église ne lui permettant pas de montrer la représentation d’un modèle vivant féminin, il a utilisé un subterfuge comme le faisaient de nombreux peintres de son époque, en faisant poser un homme qu’il féminise ensuite. La morphologie du personnage et sa posture ne sont pas sans rappeler l’art de Michel-Ange.

N° d’inventaire : Pl 456 et Pl 457

Détail :

Raphaël a réalisé des études pour d’autres madones sur la même feuille. Le petit enfant sur le recto en bas à droite est une étude pour la "Madone Bridgewater", conservée à Édimbourg à la National Gallery of Scotland.

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