Moyen Âge et Renaissance

La Trinité

Jaime Baço, dit Jacomart
Milieu du XVe siècle

Jacomart était le peintre officiel d’Alphonse V (1442-1458). Ce puissant souverain régna sur un important territoire comprenant l’est de l’Espagne, la Sardaigne, la Sicile et le sud de l’Italie. Grand amateur d’art, il fit venir des artistes à sa cour installée à Naples, comme l’italien Pisanello, et des œuvres flamandes, notamment de Rogier van der Weyden.

Jacomart, qui séjourna à Naples avec son souverain, en profita pour s’inspirer de ces nouvelles tendances picturales !

C’est le cas pour cette œuvre, qui devait faire partie d’un polyptyque, un tableau composé de plusieurs panneaux. Il en constituait probablement le pinacle (sommet). Le sujet choisi est la Trinité, c’est-à-dire le dogme, l’idée, selon laquelle la divinité est incarnée en trois personnes. Dieu le père tient devant lui le Christ en croix, la colombe du Saint-Esprit relie les deux figures. Un arc-en-ciel traverse la composition comme le signe de l’alliance entre Dieu et les hommes, tandis que le globe sur lequel repose le Christ est un symbole de son pouvoir terrestre. La Trinité est englobée dans une mandorle, une auréole en forme d’amande. Celle-ci est entourée de chérubins, ces anges dotés de quatre ailes.

La solennité du sujet est transcrite par une composition hiératique. La représentation, fidèle à la tradition médiévale, est figée et frontale avec peu d’effet de profondeur, le fond est doré. Jacomart met cette tradition au goût du jour en reprenant des éléments typiques de la peinture flamande : il peint à l’huile et accorde une grande attention au modelé des figures et au décor du manteau de la divinité.

N° d’inventaire : P 1446

Détail :

Le fond de la mandorle, extrêmement sombre, était en fait bleu ! Cette couleur, obtenue en mélangeant une pierre broyée, l’azurite, et un liant peut noircir au fil du temps. Il faut donc imaginer que les couleurs de l’œuvre étaient bien plus vives à l’origine…

La Trinité
La Trinité

Jacomart était le peintre officiel d’Alphonse V (1442-1458). Ce puissant souverain régna sur un important territoire comprenant l’est de l’Espagne, la Sardaigne, la Sicile et le sud de l’Italie. Grand amateur d’art, il fit venir des artistes à sa cour installée à Naples, comme l’italien Pisanello, et des œuvres flamandes, notamment de Rogier van der Weyden.

Jacomart, qui séjourna à Naples avec son souverain, en profita pour s’inspirer de ces nouvelles tendances picturales !

C’est le cas pour cette œuvre, qui devait faire partie d’un polyptyque, un tableau composé de plusieurs panneaux. Il en constituait probablement le pinacle (sommet). Le sujet choisi est la Trinité, c’est-à-dire le dogme, l’idée, selon laquelle la divinité est incarnée en trois personnes. Dieu le père tient devant lui le Christ en croix, la colombe du Saint-Esprit relie les deux figures. Un arc-en-ciel traverse la composition comme le signe de l’alliance entre Dieu et les hommes, tandis que le globe sur lequel repose le Christ est un symbole de son pouvoir terrestre. La Trinité est englobée dans une mandorle, une auréole en forme d’amande. Celle-ci est entourée de chérubins, ces anges dotés de quatre ailes.

La solennité du sujet est transcrite par une composition hiératique. La représentation, fidèle à la tradition médiévale, est figée et frontale avec peu d’effet de profondeur, le fond est doré. Jacomart met cette tradition au goût du jour en reprenant des éléments typiques de la peinture flamande : il peint à l’huile et accorde une grande attention au modelé des figures et au décor du manteau de la divinité.

N° d’inventaire : P 1446

Détail :

Le fond de la mandorle, extrêmement sombre, était en fait bleu ! Cette couleur, obtenue en mélangeant une pierre broyée, l’azurite, et un liant peut noircir au fil du temps. Il faut donc imaginer que les couleurs de l’œuvre étaient bien plus vives à l’origine…

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