Peintures XVIe - XXIe siècles

Dans l’atelier, la pose du modèle

Henri de Toulouse-Lautrec
Vers 1885

Cette scène n’a pourtant pas été vécue comme telle par le peintre, dont la femme et la vie nocturne parisienne ont été les grands sujets de prédilection. Il s’agit en fait ici de la transposition d’un autre tableau, peint par Alfred Stevens (1823-1906), intitulé "L’Atelier du peintre".

La transcription de Toulouse-Lautrec est personnelle, simplifiée à l’extrême. Il étire et resserre le cadrage sur le modèle, accentue la pose pour renforcer la connivence entre les deux protagonistes. Ce tableau rappelle la préférence de l’artiste pour les modèles roux, qu'il représenta toute sa vie, et notamment les danseuses du Moulin-Rouge, où il passait ses nuits à dessiner.

La puissance de l’œuvre réside dans la force du coloris et le jeu de lignes obliques et parallèles qui animent la robe de la jeune femme. Les jeux d’ombres et de lumières sont posés par touches, éclairant le buste et le visage du modèle, les plis et les replis de l’étoffe sont brossés à grands coups de pinceau.

Toulouse-Lautrec a saisi de nombreux instants de l’intimité des femmes. Voyeur ? Peut-être, mais le regard qu’il posait sur les femmes était toujours empreint d’humanité.

Le tableau n’est ni signé, ni daté. L’attribution de l’œuvre à Toulouse-Lautrec a pu être par le passé sujette à discussion.

N° d’inventaire : P. 1897

Détail :

Est-ce un tableau ou un miroir accroché au mur derrière la jeune femme ? Dans tous les cas le peintre a habilement placé le profil de son visage au centre du cadre noir, comme pour insérer son portrait dans le tableau.

Dans l’atelier, la pose du modèle
Dans l’atelier, la pose du modèle

Cette scène n’a pourtant pas été vécue comme telle par le peintre, dont la femme et la vie nocturne parisienne ont été les grands sujets de prédilection. Il s’agit en fait ici de la transposition d’un autre tableau, peint par Alfred Stevens (1823-1906), intitulé "L’Atelier du peintre".

La transcription de Toulouse-Lautrec est personnelle, simplifiée à l’extrême. Il étire et resserre le cadrage sur le modèle, accentue la pose pour renforcer la connivence entre les deux protagonistes. Ce tableau rappelle la préférence de l’artiste pour les modèles roux, qu'il représenta toute sa vie, et notamment les danseuses du Moulin-Rouge, où il passait ses nuits à dessiner.

La puissance de l’œuvre réside dans la force du coloris et le jeu de lignes obliques et parallèles qui animent la robe de la jeune femme. Les jeux d’ombres et de lumières sont posés par touches, éclairant le buste et le visage du modèle, les plis et les replis de l’étoffe sont brossés à grands coups de pinceau.

Toulouse-Lautrec a saisi de nombreux instants de l’intimité des femmes. Voyeur ? Peut-être, mais le regard qu’il posait sur les femmes était toujours empreint d’humanité.

Le tableau n’est ni signé, ni daté. L’attribution de l’œuvre à Toulouse-Lautrec a pu être par le passé sujette à discussion.

N° d’inventaire : P. 1897

Détail :

Est-ce un tableau ou un miroir accroché au mur derrière la jeune femme ? Dans tous les cas le peintre a habilement placé le profil de son visage au centre du cadre noir, comme pour insérer son portrait dans le tableau.

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