Peintures XVIe - XXIe siècles

Intérieur de harem au Maroc

Benjamin Constant
1878

Ce grand tableau est fait pour attiser la curiosité de celui qui le regarde, et le place en situation de voyeur. En effet, le choix du thème du harem permet au peintre de renouveler une longue tradition du nu classique et mythologique, en lui offrant un cadre réaliste, intime, qui fait naître chez le spectateur un plaisir proche de celui qu’il éprouve en regardant par le trou d’une serrure.

L’espace est clos, surplombé d’une galerie baignée de soleil à l’étage. La lumière vive zèbre les murs, contrastant avec l’ombre qui protège l’espace intime. Le mobilier sculpté, de style mauresque, est sans doute celui que le peintre a ramené avec lui de son propre voyage au Maroc. À l’étage, une femme en burka contemple la scène. Dans la pénombre luisent les corps d’esclaves noirs qui jouent de la musique sur des instruments traditionnels. Le narguilé et les tapis orientaux complètent le décor.

Si le peintre fut salué pour son art de la composition et le modelé de ses figures, sa démarche fut critiquée pour ne s’attacher qu’au pittoresque, abandonnant toute tentative de réflexion ou d’analyse d’une société authentique et préservée. Le format de la toile lui-même fut dénoncé : en effet, à cette époque seuls les tableaux d’histoire jouissaient d’une telle dimension. Ainsi au Salon de 1878, un visiteur s’exclame « Il n’est pas sage d’exagérer jusqu’aux proportions d’un tableau d’histoire un sujet qui ne peut intéresser que par des friandises de palette ». Le peintre aura su néanmoins séduire son public avec ce joli conte arabe, que lui achète l’Etat.

N° d’inventaire : P 504

Intérieur de harem au Maroc
Intérieur de harem au Maroc

Ce grand tableau est fait pour attiser la curiosité de celui qui le regarde, et le place en situation de voyeur. En effet, le choix du thème du harem permet au peintre de renouveler une longue tradition du nu classique et mythologique, en lui offrant un cadre réaliste, intime, qui fait naître chez le spectateur un plaisir proche de celui qu’il éprouve en regardant par le trou d’une serrure.

L’espace est clos, surplombé d’une galerie baignée de soleil à l’étage. La lumière vive zèbre les murs, contrastant avec l’ombre qui protège l’espace intime. Le mobilier sculpté, de style mauresque, est sans doute celui que le peintre a ramené avec lui de son propre voyage au Maroc. À l’étage, une femme en burka contemple la scène. Dans la pénombre luisent les corps d’esclaves noirs qui jouent de la musique sur des instruments traditionnels. Le narguilé et les tapis orientaux complètent le décor.

Si le peintre fut salué pour son art de la composition et le modelé de ses figures, sa démarche fut critiquée pour ne s’attacher qu’au pittoresque, abandonnant toute tentative de réflexion ou d’analyse d’une société authentique et préservée. Le format de la toile lui-même fut dénoncé : en effet, à cette époque seuls les tableaux d’histoire jouissaient d’une telle dimension. Ainsi au Salon de 1878, un visiteur s’exclame « Il n’est pas sage d’exagérer jusqu’aux proportions d’un tableau d’histoire un sujet qui ne peut intéresser que par des friandises de palette ». Le peintre aura su néanmoins séduire son public avec ce joli conte arabe, que lui achète l’Etat.

N° d’inventaire : P 504

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