Peintures XVIe - XXIe siècles

La Dame au chien

Carolus-Duran
1870

Ernest-Aimé Feydeau, banquier de formation, avait la passion de l’écriture. Après quelques publications sans succès, il obtient la reconnaissance du public grâce à son roman "Fanny". Cette nouvelle célébrité lui permit de s’introduire dans les milieux mondains où il rencontra Carolus-Duran. Le peintre réalisa plusieurs portraits de lui, ainsi que de sa famille. C’est ici l’épouse de M. Feydeau, née Leocadia Zelewska, qui est représentée.

Elle est vêtue somptueusement. Par-dessus une jupe bleue, elle porte une opulente robe de satin gris-rosé. Cette luxueuse toilette est complétée par un éventail et des gants, qu’elle tient dans la main.

À ses pieds, un petit chien réclame son attention. Ce détail en apparence insignifiant est pourtant essentiel. En effet, dans l’art, le chien est considéré comme un symbole de luxure. Et Madame Feydeau traînait depuis son mariage une réputation sulfureuse ! On disait qu’elle collectionnait les amants… Remarquez qu’elle est aussi en train de relever le pan d’un rideau, comme si elle invitait le spectateur à la suivre !

Autant dire que Carolus-Duran n’appréciant guère son modèle. Et Leocadia détesta ce portrait peu flatteur. D’ailleurs, après la mort de Feydeau, elle se débarrassa du tableau !

N° d’inventaire : P. 595

Détails :

Les deux esquisses conservées au Cabinet des dessins du Palais des Beaux-Arts montrent le travail précis et détaillé de Carolus-Duran sur la robe. (Pl. 1336, Pl. 1337)

La dame au chien
La Dame au chien

Ernest-Aimé Feydeau, banquier de formation, avait la passion de l’écriture. Après quelques publications sans succès, il obtient la reconnaissance du public grâce à son roman "Fanny". Cette nouvelle célébrité lui permit de s’introduire dans les milieux mondains où il rencontra Carolus-Duran. Le peintre réalisa plusieurs portraits de lui, ainsi que de sa famille. C’est ici l’épouse de M. Feydeau, née Leocadia Zelewska, qui est représentée.

Elle est vêtue somptueusement. Par-dessus une jupe bleue, elle porte une opulente robe de satin gris-rosé. Cette luxueuse toilette est complétée par un éventail et des gants, qu’elle tient dans la main.

À ses pieds, un petit chien réclame son attention. Ce détail en apparence insignifiant est pourtant essentiel. En effet, dans l’art, le chien est considéré comme un symbole de luxure. Et Madame Feydeau traînait depuis son mariage une réputation sulfureuse ! On disait qu’elle collectionnait les amants… Remarquez qu’elle est aussi en train de relever le pan d’un rideau, comme si elle invitait le spectateur à la suivre !

Autant dire que Carolus-Duran n’appréciant guère son modèle. Et Leocadia détesta ce portrait peu flatteur. D’ailleurs, après la mort de Feydeau, elle se débarrassa du tableau !

N° d’inventaire : P. 595

Détails :

Les deux esquisses conservées au Cabinet des dessins du Palais des Beaux-Arts montrent le travail précis et détaillé de Carolus-Duran sur la robe. (Pl. 1336, Pl. 1337)

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