Peintures XVIe - XXIe siècles

Le Loup d’Agubbio

Luc-Olivier Merson
1877

« Le loup vécut deux années dans Agubbio et il entrait familièrement dans les maisons, de porte en porte, sans faire de mal à personne et sans qu’il lui en soit fait ; et il fut nourri gracieusement par les habitants ; et quand il allait ainsi par le pays et par les maisons, jamais aucun chien n’aboyait après lui. » Cet épisode est raconté dans un recueil anonyme du XIVe siècle. Il est lié à la légende de Saint-François d’Assise.

Dans ce tableau de Merson, on voit le fameux loup à la porte du boucher, un collier d’amulettes au cou et coiffé d’une auréole, saisir délicatement un morceau de viande dans sa gueule. Une petite fille le caresse, sous le regard tendre et complice de sa mère. Autour d’eux, la vie du village se déroule tranquillement. Près de la fontaine en marbre, plusieurs habitants assistent à la scène. Seuls les deux marchands, dont le personnage en vert monté sur le cheval cabré, manifestent leur incrédulité.

Le sens du détail soutient le pittoresque de la scène. L’artiste, passionné par le Moyen Âge, s’efforce de décrire avec précision la vie quotidienne d’une cité italienne au XIIIe siècle. Certes, le décor est réaliste, mais l’atmosphère générale est aussi profondément poétique et la mise en scène presque théâtrale. Grâce à son immense talent de coloriste et la précision de son trait, Merson transpose le sujet religieux en fable mystique et sentimentale.

N° d’inventaire P 500

Le Loup d’Agubbio
Le Loup d’Agubbio

« Le loup vécut deux années dans Agubbio et il entrait familièrement dans les maisons, de porte en porte, sans faire de mal à personne et sans qu’il lui en soit fait ; et il fut nourri gracieusement par les habitants ; et quand il allait ainsi par le pays et par les maisons, jamais aucun chien n’aboyait après lui. » Cet épisode est raconté dans un recueil anonyme du XIVe siècle. Il est lié à la légende de Saint-François d’Assise.

Dans ce tableau de Merson, on voit le fameux loup à la porte du boucher, un collier d’amulettes au cou et coiffé d’une auréole, saisir délicatement un morceau de viande dans sa gueule. Une petite fille le caresse, sous le regard tendre et complice de sa mère. Autour d’eux, la vie du village se déroule tranquillement. Près de la fontaine en marbre, plusieurs habitants assistent à la scène. Seuls les deux marchands, dont le personnage en vert monté sur le cheval cabré, manifestent leur incrédulité.

Le sens du détail soutient le pittoresque de la scène. L’artiste, passionné par le Moyen Âge, s’efforce de décrire avec précision la vie quotidienne d’une cité italienne au XIIIe siècle. Certes, le décor est réaliste, mais l’atmosphère générale est aussi profondément poétique et la mise en scène presque théâtrale. Grâce à son immense talent de coloriste et la précision de son trait, Merson transpose le sujet religieux en fable mystique et sentimentale.

N° d’inventaire P 500

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