Peintures XVIe - XXIe siècles

Noli me tangere

Lambert Sustris
Entre 1548 et 1560

Lambert Sustris situe la scène dans un jardin qui pourrait être celui d’un palais Renaissance ! Vasques, fontaine et pergola agrémentent les parterres à compartiments. La perspective ainsi créée théâtralise la rencontre des deux protagonistes.

L’insertion d’une scène biblique dans un cadre princier de la Renaissance est anachronique ! Ce type de représentation annonce les œuvres religieuses d’un autre peintre vénitien, contemporain de Sustris : Paolo Véronèse !

La sainte, d’une grande élégance, revêt une allure princière. La main gauche sur le cœur en signe d’amour et de foi, elle tient un vase en albâtre servant au rituel funéraire. Le jardinier, est identifiable par sa houe.

Mais qui est cet homme ? Pourquoi la sainte s’agenouille-t-elle devant lui ? Serait-il donc si important ? Quel message lui délivre-t-il ? Il s’agit en fait de Jésus ! Par les mots « Noli me tangere » il signifie qu’il est ressuscité, désignant de la main le ciel, royaume de Dieu qu’il rejoindra bientôt…

Le tableau est issu d’une provenance prestigieuse : les armoiries en bas à gauche sont identifiées comme celle de la famille Fugger von Kirchberg und Witzenhorn à Augsbourg. C’est ensuite le riche banquier et célèbre collectionneur Everhard Jabach qui en fait l’acquisition. Il le vendra à Louis XIV en 1671. En 1801, le Christ en jardinier apparaissant à la Madeleine est envoyé par l'État pour rejoindre les collections du musée de Lille. C’est sous ce titre et attribué à Dosso Dossi que le tableau est répertorié à cette date. L’attribution à Sustris est donnée avant 1835.

N° d’inventaire : P 232

Détail 1 :

Le tableau a récemment subi une importante restauration portant sur le support – la toile – et la couche picturale. Le vernis épaissi et jauni a été aminci. La lecture de la scène en est ainsi facilitée et la fraîcheur originale de la palette révélée ! (photographie avant restauration)

Détail 2 :

Sous la tonnelle soutenue par d’élégantes caryatides, Marie-Madeleine, premier témoin de la Résurrection et disciple de Jésus, part diffuser la Bonne Nouvelle aux apôtres.

Noli me tangere
Noli me tangere

Lambert Sustris situe la scène dans un jardin qui pourrait être celui d’un palais Renaissance ! Vasques, fontaine et pergola agrémentent les parterres à compartiments. La perspective ainsi créée théâtralise la rencontre des deux protagonistes.

L’insertion d’une scène biblique dans un cadre princier de la Renaissance est anachronique ! Ce type de représentation annonce les œuvres religieuses d’un autre peintre vénitien, contemporain de Sustris : Paolo Véronèse !

La sainte, d’une grande élégance, revêt une allure princière. La main gauche sur le cœur en signe d’amour et de foi, elle tient un vase en albâtre servant au rituel funéraire. Le jardinier, est identifiable par sa houe.

Mais qui est cet homme ? Pourquoi la sainte s’agenouille-t-elle devant lui ? Serait-il donc si important ? Quel message lui délivre-t-il ? Il s’agit en fait de Jésus ! Par les mots « Noli me tangere » il signifie qu’il est ressuscité, désignant de la main le ciel, royaume de Dieu qu’il rejoindra bientôt…

Le tableau est issu d’une provenance prestigieuse : les armoiries en bas à gauche sont identifiées comme celle de la famille Fugger von Kirchberg und Witzenhorn à Augsbourg. C’est ensuite le riche banquier et célèbre collectionneur Everhard Jabach qui en fait l’acquisition. Il le vendra à Louis XIV en 1671. En 1801, le Christ en jardinier apparaissant à la Madeleine est envoyé par l'État pour rejoindre les collections du musée de Lille. C’est sous ce titre et attribué à Dosso Dossi que le tableau est répertorié à cette date. L’attribution à Sustris est donnée avant 1835.

N° d’inventaire : P 232

Détail 1 :

Le tableau a récemment subi une importante restauration portant sur le support – la toile – et la couche picturale. Le vernis épaissi et jauni a été aminci. La lecture de la scène en est ainsi facilitée et la fraîcheur originale de la palette révélée ! (photographie avant restauration)

Détail 2 :

Sous la tonnelle soutenue par d’élégantes caryatides, Marie-Madeleine, premier témoin de la Résurrection et disciple de Jésus, part diffuser la Bonne Nouvelle aux apôtres.

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