Peintures XVIe - XXIe siècles

Olga au col de fourrure

Pablo Picasso
1923

Dans de nombreux portraits d’Olga, Picasso s’inspire des représentations féminines du peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres et d’un tableau en particulier : Portrait de Melle Caroline Rivière. Même pureté du visage, même coiffure, même pose convenue légèrement de côté, même utilisation de la fourrure et de la parure, mais un traitement graphique et pictural différent et très personnel. En effet ici, la figure rappelle la statuaire antique, les formes sont stylisées et simplifiées, le visage sans pupille ne montre aucune émotion, Olga semble pétrifiée dans le blanc ! Ce manque d’émotion est une preuve de l’éloignement sentimental de Picasso à cette période. Il s’est lassé de sa première épouse et de leur vie mondaine et montre une Olga non plus sublimée mais déshumanisée.

Cette impression est accentuée par la composition épurée sans décor ni perspective et la monochromie qui créent une atmosphère particulière, presque inquiétante, impression renforcée par la déformation délibérée des mains d’Olga. La maîtrise parfaite de la ligne qui à la fois, contraste et s’accorde avec la matière épaisse de la peinture, montrent la virtuosité artistique de Picasso.

N° d'inventaire : D. 990.1.1 (P 2004)

Olga au col de fourrure
Olga au col de fourrure

Dans de nombreux portraits d’Olga, Picasso s’inspire des représentations féminines du peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres et d’un tableau en particulier : Portrait de Melle Caroline Rivière. Même pureté du visage, même coiffure, même pose convenue légèrement de côté, même utilisation de la fourrure et de la parure, mais un traitement graphique et pictural différent et très personnel. En effet ici, la figure rappelle la statuaire antique, les formes sont stylisées et simplifiées, le visage sans pupille ne montre aucune émotion, Olga semble pétrifiée dans le blanc ! Ce manque d’émotion est une preuve de l’éloignement sentimental de Picasso à cette période. Il s’est lassé de sa première épouse et de leur vie mondaine et montre une Olga non plus sublimée mais déshumanisée.

Cette impression est accentuée par la composition épurée sans décor ni perspective et la monochromie qui créent une atmosphère particulière, presque inquiétante, impression renforcée par la déformation délibérée des mains d’Olga. La maîtrise parfaite de la ligne qui à la fois, contraste et s’accorde avec la matière épaisse de la peinture, montrent la virtuosité artistique de Picasso.

N° d'inventaire : D. 990.1.1 (P 2004)

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