Peintures XVIe - XXIe siècles

Trompe l’œil aux pièces de monnaies

Louis-Léopold Boilly
Vers 1810

Sous cet apparent désordre se dessine en réalité une composition savamment ordonnée. Cette combinaison fortuite d’objets disparates, comme sortis d’une poche ou d’un tiroir, permet à Louis-Léopold Boilly de jouer avec les textures, les ombres et le cadrage pour créer une illusion parfaite.

Les ombres portées du canif et de la plume sont d’une incroyable délicatesse et produisent un effet de réalité saisissant. Grâce à tous ces subterfuges s’établit un jeu subtil entre l’artiste et le spectateur. Il multiplie les prouesses techniques allant jusqu’à représenter des gouttes de colle comme tombées par inadvertance sur le papier.

Le trompe-l’œil était, au début du XIXème siècle, un genre méprisé par les critiques d’art, qui n’y voient là qu’un art décoratif, mais très apprécié du public. Les premières œuvres de ce type exposées par Boilly en 1800 provoquent un tollé, au point que celles-ci doivent être protégées par des barrières ! Boilly s’en moque et répond par une caricature représentant un âne et un cochon, légendée ainsi : « Artistes, voici vos détracteurs. »

Au XXème siècle et aujourd’hui encore, le trompe-l’œil est pratiqué par les artistes de peinture murale, les "graffeurs". Il trouve naturellement sa place en extérieur, pour réparer ou embellir le paysage urbain.

N° d’inventaire : P. 1896

Détail 1 :

L’une des pièces de monnaie est isolée des autres. Elle est frappée à l’effigie de Napoléon Bonaparte. Ce détail confirmerait l’hypothèse qui veut que le meuble ait été réalisé pour lui. De style empire, le guéridon du Musée de Lille provient du cabinet de l’Empereur au château de Saint-Cloud.

Détail 2 :

Deux médaillons semblent trouer la surface du plateau. L’un représente un homme à l’air ébahi, les mains comme collées à la vitre de protection. Le second est un autoportrait de Boilly, qui glisse, non sans humour, sa signature en image. Un billet donne même l’adresse du peintre, 12 rue Meslée à Paris, assurant ainsi malicieusement sa publicité.

Trompe l’œil aux pièces de monnaies sur le plateau d’un guéridon
Trompe l’œil aux pièces de monnaies

Sous cet apparent désordre se dessine en réalité une composition savamment ordonnée. Cette combinaison fortuite d’objets disparates, comme sortis d’une poche ou d’un tiroir, permet à Louis-Léopold Boilly de jouer avec les textures, les ombres et le cadrage pour créer une illusion parfaite.

Les ombres portées du canif et de la plume sont d’une incroyable délicatesse et produisent un effet de réalité saisissant. Grâce à tous ces subterfuges s’établit un jeu subtil entre l’artiste et le spectateur. Il multiplie les prouesses techniques allant jusqu’à représenter des gouttes de colle comme tombées par inadvertance sur le papier.

Le trompe-l’œil était, au début du XIXème siècle, un genre méprisé par les critiques d’art, qui n’y voient là qu’un art décoratif, mais très apprécié du public. Les premières œuvres de ce type exposées par Boilly en 1800 provoquent un tollé, au point que celles-ci doivent être protégées par des barrières ! Boilly s’en moque et répond par une caricature représentant un âne et un cochon, légendée ainsi : « Artistes, voici vos détracteurs. »

Au XXème siècle et aujourd’hui encore, le trompe-l’œil est pratiqué par les artistes de peinture murale, les "graffeurs". Il trouve naturellement sa place en extérieur, pour réparer ou embellir le paysage urbain.

N° d’inventaire : P. 1896

Détail 1 :

L’une des pièces de monnaie est isolée des autres. Elle est frappée à l’effigie de Napoléon Bonaparte. Ce détail confirmerait l’hypothèse qui veut que le meuble ait été réalisé pour lui. De style empire, le guéridon du Musée de Lille provient du cabinet de l’Empereur au château de Saint-Cloud.

Détail 2 :

Deux médaillons semblent trouer la surface du plateau. L’un représente un homme à l’air ébahi, les mains comme collées à la vitre de protection. Le second est un autoportrait de Boilly, qui glisse, non sans humour, sa signature en image. Un billet donne même l’adresse du peintre, 12 rue Meslée à Paris, assurant ainsi malicieusement sa publicité.

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