Préhistoire et Antiquité

Urne cinéraire étrusque à décor de duel

Fin du IIIe siècle avant Jésus-Christ

Aux côtés de l’inhumation, les Étrusques pratiquaient également la crémation, cérémonie lors de laquelle le corps était brûlé. La température des fours, 600° C, ne permettait pas de réduire les os en cendre mais seulement de les calciner. Les ossements du défunt étaient ensuite déposés dans un coffre en terre cuite. Une des deux urnes du musée en contient encore !

L’enterrement était accompagné de tout un cérémonial permettant au mort de renaître dans l’Au-Delà. Un combat fictif se déroulait au-dessus de la tombe, à l’image des combats mythologiques que l’on retrouve sur le décor des urnes. L’un des thèmes les plus fréquents est l’affrontement d’Étéocle et Polynice, tous deux fils du roi de Thèbes.

Aspirant tous deux au trône de leur père, ils s’entendent pour régner tour à tour. Mais lorsqu’Étéocle ne transmet pas le pouvoir à son frère comme prévu, les deux hommes s’affrontent. Le combat se conclut sans vainqueur ni vaincu, aucun n’ayant survécu. C’est grâce au sang versé par les combattants que le défunt espère être revivifié.

L’aspect actuel des urnes funéraires étrusques est un triste hommage à leur richesse ancienne. Une étude menée par des restauratrices sur l’œuvre de Lille est tout à fait éclairante. Sous une épaisse poussière, des traces de polychromie sont apparues. L’urne était en réalité entièrement peinte : du rouge, du jaune, du violet et du bleu étaient appliqués pour rehausser les motifs, à l’image des peintures que nous connaissons dans les tombes de cette civilisation. La mort prenait alors des couleurs flamboyantes !

N° d’inventaire : Ant 200

Urne cinéraire étrusque au décor du duel entre Étéocle et Polynice
Urne cinéraire étrusque à décor de duel

Aux côtés de l’inhumation, les Étrusques pratiquaient également la crémation, cérémonie lors de laquelle le corps était brûlé. La température des fours, 600° C, ne permettait pas de réduire les os en cendre mais seulement de les calciner. Les ossements du défunt étaient ensuite déposés dans un coffre en terre cuite. Une des deux urnes du musée en contient encore !

L’enterrement était accompagné de tout un cérémonial permettant au mort de renaître dans l’Au-Delà. Un combat fictif se déroulait au-dessus de la tombe, à l’image des combats mythologiques que l’on retrouve sur le décor des urnes. L’un des thèmes les plus fréquents est l’affrontement d’Étéocle et Polynice, tous deux fils du roi de Thèbes.

Aspirant tous deux au trône de leur père, ils s’entendent pour régner tour à tour. Mais lorsqu’Étéocle ne transmet pas le pouvoir à son frère comme prévu, les deux hommes s’affrontent. Le combat se conclut sans vainqueur ni vaincu, aucun n’ayant survécu. C’est grâce au sang versé par les combattants que le défunt espère être revivifié.

L’aspect actuel des urnes funéraires étrusques est un triste hommage à leur richesse ancienne. Une étude menée par des restauratrices sur l’œuvre de Lille est tout à fait éclairante. Sous une épaisse poussière, des traces de polychromie sont apparues. L’urne était en réalité entièrement peinte : du rouge, du jaune, du violet et du bleu étaient appliqués pour rehausser les motifs, à l’image des peintures que nous connaissons dans les tombes de cette civilisation. La mort prenait alors des couleurs flamboyantes !

N° d’inventaire : Ant 200

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