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LES BELLES DU NORD

Venez les découvrir

Fruit d'une découverte archéologique majeure, ce sont quatre statues de la Renaissance qui viennent d'entrer dans les collections du Palais des Beaux-Arts. Leur restauration vient tout juste de s'achever, elles ont aujourd'hui rejoint le département du Moyen Âge et de la Renaissance. 

Le chantier de fouilles et la restauration des œuvres.

Une histoire hors du commun

Au mois de mars 2013, à la demande de la Direction régionale des affaires culturelles du Nord-Pas-de-Calais, l’Institut national de recherches en archéologies préventives (Inrap) a mené un diagnostic archéologique sur un terrain à Orchies. Lors de cette opération, un élément en pierre a été sorti de terre. C’est lors de son nettoyage que les archéologues ont constaté qu’il s’agissait d’une sculpture. Ils ont alors poursuivi leurs recherches et ont mis au jour trois statues supplémentaires.

Ces œuvres remonteraient aux XVIe et XVIIe siècles. Les deux statues de saintes, les plus remarquables, sont des témoins précieux de l’art des années 1520-1530 dans la région. Il est possible que ces statues aient été enfouies pendant la Révolution, pour les préserver du vandalisme. Elles sont ainsi restées cachées plus de deux siècles et protégées par une épaisse couche de terre.

Suite au don du propriétaire du terrain, l’État est devenu pleinement propriétaire des sculptures et a souhaité les placer en dépôt au Palais des Beaux-Arts/Ville de Lille. La Ville de Lille a apporté son soutien à ce projet en acceptant le dépôt de l’Etat et en s’engageant à prendre en charge la restauration de cet ensemble.

Une restauration visible du public

La restauration de ces œuvres, couvertes d’une terre très adhérente à la surface de la pierre, est un préalable indispensable à leur exposition. Première étape, une étude a été menée par deux restauratrices pour réaliser des tests sur les œuvres, afin de trouver le moyen le plus efficace de les nettoyer sans risquer de les endommager. Ce travail a également permis de retrouver l’emplacement de certains fragments cassés au moment de l’enfouissement ou de la découverte.

Beaucoup de questions demeurent aujourd’hui quant à la date et au lieu de production de ces objets et c’est au cœur de la mission des conservateurs du musée et des restaurateurs que d’apporter progressivement des éléments de réponse. La restauration s'est déroulée de mai à septembre 2016, en salle d’exposition temporaire, à la vue du public. 

Le week-end des Journées Européennes du Patrimoine 2016 marque officiellement leur révélation au public. Elles trônent aujourd'hui en majesté aux côtés d'autres pièces remarquables, après plus de deux cent ans d’enfouissement et d’oubli.

 

Les quatre œuvres déposées:

1. Saint moine (deux fragments), 2ème moitié du XVIe s- XVIIe s. Calcaire de l’Avesnois, H. 79 cm. Inv. D 2015.1.1

2. Saint moine, 2ème moitié du XVIe s- XVIIe s. Calcaire de l’Avesnois, H. 90 cm. Inv. D 2015.1.2

3. Sainte Agnès, vers 1520-1530. Calcaire de l’Avesnois, H. 145 cm. Inv. D 2015.1.3

4. Sainte Marie-Madeleine, vers 1520. Calcaire de l’Avesnois, H. 123 cm. Inv. D 2015.1.4

 

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