Le Musée

Gloire à Wicar !

Jean-Baptiste Wicar, artiste modeste, immense collectionneur

Le Palais des Beaux-Arts peut aujourd’hui s’enorgueillir de posséder l’une des plus belles collections de dessins de la Renaissance italienne. Grâce à qui ? Grâce à Jean-Baptiste Wicar. Pourtant, rien ne prédisposait ce fils d’artisan à devenir une grande figure de collectionneur…


Jean-Baptiste naît en 1762 à Lille. Papa est ébéniste, maman est maîtresse d’école. Le jeune homme apprend le dessin dans un cours gratuit. Il décroche ensuite une bourse pour aller apprendre la peinture auprès du grand David. C’est inespéré ! Et ce n’est que le début.

Le peintre David doit choisir un apprenti pour l’accompagner dans la belle ville de Rome. Et il choisit Wicar ! Notre peintre tombe amoureux de la capitale. Il ne s’éloignera jamais bien loin de cette ville. A cette époque, il commence sa toute première collection. Pourquoi « sa première » ?

Car elle ne sera pas la seule ! En tout, Wicar constituera trois collections différentes. Chacune connaîtra un destin rocambolesque. La première lui est dérobée à Florence à la toute fin du XVIIIe siècle. Il doit donc repartir de zéro.

Il vendra ensuite la seconde à un marchand pour pouvoir financer sa fondation à Rome, destinée à héberger chaque année de jeunes artistes lillois sans le sou. Enfin, pour constituer la troisième, il parvient à racheter une partie de la première…

C’est finalement cette dernière collection qui sera léguée à Lille, pour le plus grand émerveillement des bénéficiaires. La collection est absolument exceptionnelle. Wicar donne plus de 1300 dessins. Parmi eux, on trouve près de 40 œuvres du grand Raphaël. Merci qui ? Merci Wicar !