Le Musée

AR(T)-CHITECTURE INTERIEURE

La Galerie d'entrée et les lustres de Pesce

Le visiteur entre depuis 1892 par le pavillon du côté de l’actuel boulevard de la Liberté.  À l’origine, la longue galerie d’entrée, dédiée aujourd’hui à l’accueil, était destinée à l’exposition des sculptures et elle l’est restée jusqu’à la rénovation de 1997. Aujourd'hui les sculptures se déploient dans une galerie aménagée rien que pour elles!

C’est un long vaisseau de pierre scandé par de solides piliers et de larges ouvertures, surplombé d'un plafond nervuré et éclairé par de petites ampoules de fibre optique installées en 1997. Le soir venu, on croirait une voute étoilée. 

La galerie d'entrée de jour et de nuit

La sculpture n'a pas tout à fait disparu puisqu'on y trouve encore quelques statues, comme l’œuvre mouvementée d’Emile Peynot, La Proie, mais ce sont aussi surtout des bornes d’accueil qui occupent l’espace et permettent aujourd’hui au visiteur de s’orienter ou de s’équiper de visioguides.

Le plus frappant toutefois lorsqu’on pénètre dans le musée, ce sont les deux immenses lustres colorés. Lors de la rénovation de 1997, les architectes Ibos et Vitart ont souhaité l’installation d’œuvres contemporaines au sein du musée: ces deux lustres sont alors imaginés dans le cadre d’une commande publique de l’Etat par le célèbre designer italien Gaetano Pesce. Ils sont suspendus à la voûte des pavillons et selon les mots de l’artiste sont comme « deux sacs qui contiendraient des objets en fragment, témoins de la réalité de chaque jour ». Le panier de la ménagère en quelque sorte! Réalisés en verre et en membranes de résine souple, ils occupent presque tout l’espace des vestibules, répondant par leurs couleurs aux riches mosaïques des sols.

Clin d’œil de l’artiste, lorsqu’on regarde le premier lustre depuis la porte d'entrée, on croit reconnaître le profil d’un homme. Une signature en autoportrait peut-être ?