Le Musée

AR(T)-CHITECTURE

Les escaliers

Le projet initial des architectes Bérard et Delmas à la fin du XIXe siècle comportait une rotonde et son escalier à chaque angle du bâtiment. Dès les premières difficultés financières, on se résigna à ne conserver que les deux escaliers de la façade principale, ce qui réduisit singulièrement la communication entre les niveaux, problème qui ne fut résolu que dans les années 1930 avec l’ajout d’un grand escalier dans l’atrium.

Vue de l'escalier principal et du palier

Les deux escaliers proches de part et d’autre de la galerie d’entrée sont identiques dans leur forme mais pas dans l’iconographie de leur décor.  Une première volée droite emmène le visiteur à un palier puis deux gracieuses volées courbes  permettent ensuite d’accéder au premier étage. Les marches sont en marbre, les balustrades et les murs de la cage en pierre, le sol des paliers est orné de mosaïques. 

Les escaliers  sont baignés de l’abondante lumière donnée par de grands vitraux dus au peintre-verrier Félix Gaudin (1851-1930). Les 400 m² de verrières évoquent les nombreuses techniques artistiques mises à l’honneur dans le musée, les arts décoratifs étant particulièrement illustrés, de l’émaillerie à la céramique en passant par l’orfèvrerie.

La mosaïque se retrouve en écho dans les quartiers de la voûte, dans des tonalités de bleu azur, avec au centre l’évocation d’une voûte céleste. Ce sont les artistes qui sont ici convoqués, essentiellement français et italiens (Claude Lorrain, Jean Goujon, Léonard de Vinci, Luca della Robbia, etc…), les attributs de leur métier figurés sous leur nom.