• Jours d'ouverture :
    Lundi : 14h - 18h.
    Du mercredi au dimanche : 10h - 18h.
    Place de la République 59000 Lille
  • Tél : 33 (0)3 20 06 78 00

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La richesse des collections de céramique du musée des Beaux-Arts de Lille est bien connue au-delà même de nos frontières. Tout au long des XIXe et XXe siècles, de nombreux collectionneurs ont légué au musée leurs précieux objets patiemment rassemblés. La faïence, très appréciée dans notre région, est présente de façon privilégiée.

La collection présentée est homogène et s’échelonne du XVIe siècle au début du XIXe siècle. Sur le plan géographique, plusieurs ensembles se détachent : les faïences de Lille, Delft et Rouen constituent un groupe des plus intéressants par les comparaisons possibles et l’étude des influences réciproques. Des pièces, comme les panneaux de carreaux de Cornelis Boumeester, les assiettes aux cartes à jouer de Lille, les épis de faîtage du Pré d’Auge ou encore la Saupoudreuse de Sinceny comptent parmi les chefs-d’œuvre.

Les faïences hispano-mauresques, la majolique italienne, comme la coupe d’accouchée de Faenza ou la faïence dite « latesini » comme le plat ovale d’Angarano ainsi que les pièces de Moustiers, comme la fontaine à grotesques, constituent des témoignages irremplaçables de la production méditerranéenne.
Les faïences de l’Est de la France, d’Allemagne (le vase à deux anses de Künersberg), d’Autriche et de Suède constituent un autre groupe moins riche certes que l’ensemble des faïences françaises et hollandaises mais suffisamment représentatif pour que les meilleurs amateurs viennent les étudier.
Les porcelaines orientales, Chine et Japon, favorisent les rapprochements et les études comparatives de motifs avec les productions delftoises et le groupe Rouen-Lille. Cette approche éduque le regard, mais permet aussi une ouverture sur l’histoire des échanges économiques entre l’Europe et l’Asie à partir du XVIe siècle et l’histoire des sociétés hollandaises et françaises des XVIIe et XVIIIe siècles.
Les porcelaines françaises, quant à elle, sont peu nombreuses, mais de qualité.

L’enjeu est d’offrir à la hauteur du regard des visiteurs des objets qui sont en majorité sous vitrine. Celles-ci, totalement transparentes, permettent une vision de la face et du revers des pièces.
L’éclairage intérieur des vitrines par fibres optiques, multiplie les effets lumineux et fait jouer la qualité des matières.