• Jours d'ouverture :
    Lundi : 14h - 18h.
    Du mercredi au dimanche : 10h - 18h.
    Place de la République 59000 Lille
  • Tél : 33 (0)3 20 06 78 00

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Les collections des Antiquités, du Moyen Âge et de la Renaissance prennent place dans de magnifiques salles voûtées de briques et de pierre, anciennes réserves du musée du XIXe siècle. Le cheminement chronologique conçu lors de la rénovation du musée en 1997 illustre les principaux mouvements artistiques européens du XIe au premier tiers du XVIe siècle. Ce sont près de deux cents pièces de sculptures, de peintures et d’objets d’art de l’Europe médiévale et de la Renaissance qui ont été rassemblées en un département unique parmi lesquels des chefs d’œuvres tels La Chute des damnés et L’Ascension des élus de Dirk Bouts, ou Le Festin d’Hérode de Donatello.

En introduction au département, la visite débute par la galerie consacrée aux chefs d’œuvres de l’art roman au gothique international ainsi qu’à ceux de la Renaissance italienne, présentés au bout de la galerie (salle 03). Au sein de cette galerie prend place la nouvelle acquisition du musée, le Plat de reliure Dormeuil. Enfin, la visite s’achève par une galerie entièrement consacrée aux anciens Pays-Bas des XVe et XVIe siècles (salle 07) puis par une salle au sein de laquelle sont présentés à la fois l’art germanique et l’art catalan ayant tous deux subi l’influence de l’art flamand.

L’histoire des collections

Il faut remonter à 1824 pour trouver l’origine du département. À cette date, le « musée d’archéologie et de numismatique » réunissait dans l’ancien couvent des Récollets de Lille les sculptures médiévales, les monnaies et médailles, les objets d’art et les céramiques que la Société des Sciences et des Arts avait réunis depuis 1802.
Ce premier musée reflétait les goûts de collectionneurs raffinés et parfois érudits. On y rassemblait les collections qui n’entraient pas, suivant la pensée académique, dans la catégorie des beaux-arts. Par définition s’y trouvait tout ce qui était antérieur au XVIIe siècle, à l’exception de certaines peintures, et tous les objets d’art.
Quand, en 1860, ce Musée d’archéologie est installé dans les nouveaux locaux de l’hôtel de ville, on y dénombre plus de 4000 pièces grecques, romaines, médiévales et modernes. En 1863 s’y ajoutera le premier envoi d’État de collections antiques au musée. Sous la direction de l’éminent Édouard Reynart, à la tête des musées de 1841 à 1879, l’enrichissement des collections est exceptionnel. Il suscite le don Gentil en 1868 auquel le musée doit certaines de ses sculptures du XVe siècle les plus prestigieuses (la Vierge à l’Enfant dite de saint Sauveur), et de nombreuses sculptures en bois.
En 1881, le Musée d’archéologie s’installe dans une aile restaurée de l’ancien Palais Rihour. Un musée lapidaire prend également place dans le palais des ducs de Bourgogne. Les dons et legs sont importants - Benvignat (Encensoir aux Hébreux), Antoine Brasseur (Vierge en Gloire du Maître de la Passion Lyversberg ; La Vierge allaitant entourée de plusieurs saints du Maître de Santa Barbara a Matera ; L’Adoration des Mages du Maître M.S., Hongrie), Ozenfant (1894), etc., avant l’installation des collections dans le nouveau musée, le Palais des Beaux-Arts de Lille, en 1892. Les salles d’archéologie fermées en 1945 sont transformées en « galerie des objets d’art » du XIIe siècle au début du XIXe siècle en 1954. Beaucoup plus de pièces de caractère historique ou documentaire étaient présentées que de nos jours.