• Jours d'ouverture :
    Lundi : 14h - 18h.
    Du mercredi au dimanche : 10h - 18h.
    Place de la République 59000 Lille
  • Tél : 33 (0)3 20 06 78 00

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Salle 1 : Portraits et maniéristes du Nord

Face à l’entrée de la salle, est présenté le Maniérisme du Nord d’inspiration romaine et s’exprimant à la faveur d’un retour à la nature antique (Vue imaginaire du Colisée en ruine de Maarten van Heemskerck, La Résurrection de Lazare de J.Wtewael).

Brueghel et ses suiveurs, également présents dans cette salle, font du paysage une méditation sur la spiritualité et sur la destinée humaine.
L’environnement naturel l’emporte sur les thèmes bibliques réduits à la miniature descriptive, ce renversement de valeurs entre paysage et histoire, rencontré aussi pour la nature morte, reste le trait majeur du Maniérisme du Nord.

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  • Vanité de Jan Sanders van Hemessen

Salle 2 : Anvers - Rubens - Lille

Epargnée de justesse par les iconoclastes, Lille se dota dès le XVIIe siècle de plusieurs œuvres majeures des maîtres de l’époque, commandées par les églises et les couvents de la ville ou offertes par les familles de la bourgeoisie.

Rubens fait exploser les limites de l’image, en particulier dans La Descente de croix, exécutée pour le maître-autel des Capucins de Lille, en favorisant la sensation d’un flux continu circulant entre les figures par l’enchaînement des mouvements.
La puissance de la couleur s’y manifeste dans le contraste comme dans le « fondu-enchaîné ». Le gris, aérien, de sainte Marie-Madeleine en extase participe au sentiment d’élévation spirituelle.

Anton van Dyck, élève et collaborateur de Rubens, conjugue la force dramatique rubénienne à la délicatesse presque voluptueuse dans le rendu des tissus et la finesse de la ligne, en dépit bien souvent de l’austérité du sujet (Le Christ en croix).

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Salle 3 : Tableaux d’autel

Cet ensemble unique de tableaux d’autel impressionnants par leur format réaffirme les dogmes du catholicisme face aux protestants hollandais.

Par l’importance accordée à la rhétorique et l’exubérance de la piété, ces œuvres grandioses reflètent les idées de la Contre-Réforme : persuader et instruire les fidèles catholiques.
Certaines d’entre-elles viennent d’édifices lillois, citons Le Couronnement de la Vierge de Thomas Willeboirts provenant du couvent des Récollets de Lille.
Les envois de l’Etat en 1801 ajoutèrent aux œuvres de provenance lilloise d’autres toiles saisies lors des guerres révolutionnaires dans des églises des Pays-Bas autrichiens, la Belgique actuelle, comme La Pêche miraculeuse de Gaspar de Crayer (1584-1669) provenant de l’église Saint-Pierre d’Ostende.

Salle 4 : Cabinet flamand

La peinture flamande s’épanouit tout aussi pleinement dans l’esprit de cabinet où se mêlent dans la diversité des genres la dévotion personnelle, la méditation symbolique et la délectation des richesses de la nature.

L’Allégorie des Vanités du monde de Pieter Boel, 1663, une des seules natures mortes symboliques exposée dans ce cabinet, offre dans sa composition monumentale la synthèse la plus complète des symboles de ce thème dominant la spiritualité au XVIIe siècle.
Alors que les pays latins privilégient la mise en scène des figures de saints, les pays du Nord sous l’influence de la Réforme privilégient les compositions d’objets exprimant la vanité du monde et l’espoir de la Résurrection.